AU CŒUR DU PERCHE

L’institution est située à Nogent-le-Rotrou depuis le début du 19ème siècle.

DE L'ÉCOLE AU COLLÈGE

L’institution accueille les élèves sur deux sites.
Le collège est situé 3, rue Mauté-Lelasseux.
A quelques centaines de mètres se trouve l’école 1,avenue de la République.

L’INSTITUTION

L’actuelle Institution Delfeuille Saint Joseph est le résultat du regroupement des établissements catholiques Saint-Joseph, Sainte-Marie, Institution Delfeuille et Petit Séminaire Notre Dame. Ce regroupement se réalisa progressivement entre 1945 et 1970. N’oubliant pas que dès 1639, les Ursulines, d’une part et dès 1723, les Frères des Ecoles Chrétiennes, d’autre part, assurèrent un service d’enseignement, notre page évoquera plus particulièrement les actes fondateurs de nos écoles au XIXe siècle.

VUE AERIENNE -ECOLE COLLEGE - INSTITUTION DELFEUILLE SAINT-JOSEPH - NOGENT LE ROTROU

Crédit photo : www.leuropevueduciel.com

Implantation actuelle de l’école et du collège

École Saint-Joseph :

Bien qu’un décret du 18 août 1792 avait supprimé toutes les corporations religieuses, « même celles qui, vouées à l’enseignement public, ont bien mérité de la Patrie », une décision consulaire du 3 décembre 1802 rétablissait l’Institut des Frères. Dans ce contexte, le Conseil Municipal de Nogent le Rotrou fut convoqué extraordinairement, le 8 vendémiaire an XII (29 septembre 1803), en vertu de la lettre écrite par le citoyen préfet de ce département maire de cette commune.
Ayant considéré que « les Frères se dévouaient entièrement à la satisfaction du public, à l’instruction de la jeunesse, qu’ils enseignaient parfaitement à lire, à écrire et les éléments de calcul, que la méthode qu’ils employaient était tellement avantageuse qu’un seul maître formait dans un très court espace temps, plus de cent enfants, dans ce premier élément de toutes les sciences, le Conseil Municipal arrête ce qui suit : les Frères des Ecoles Chrétiennes seront rétablis dans la ville de Nogent le Rotrou : ils occuperont l’ancien local qui leur était destiné jadis et qui est situé rue Marafre ». Depuis cette décision de 1803, l’Ecole Saint-Joseph a poursuivi sa route et son œuvre. De la rue Marafre (aujourd’hui Rue Mauté-Lelasseux), les garçons ont rejoint l’avenue de la République, passant par le Paty et la rue des Tanneurs (aujourd’hui Association Saint-Jean), en suivant les vicissitudes de la politique scolaire française.

École Sainte-Marie :

En 1807, il n’existait aucune maison d’éducation pour les jeunes filles de Nogent le Rotrou. C’est alors que M. le Maire et Messieurs les Curés de cette ville engagèrent André-François Beulé, prêtre, à former un établissement de ce genre. Le 22 janvier 1808, une maison fut achetée à cet effet. Le 16 mai, avec l’approbation de Mgr l’Evêque de Versailles naissait l’Institut des Sœurs de l’Immaculée Conception et le 24 octobre, on ouvrit les classes : « une messe solennelle fut chantée par M. Champieux, curé de la paroisse, un discours y fut prononcé, et M. le Maire y assistait » . A l’ouverture de l’établissement, 10 sœurs étaient chargées de 297 élèves, dont 6 sourds-muets : il y avait une classe de lecture à 72 élèves ! La vente des locaux de cette école située rue Gouverneur, permit de financer en 1972, la construction de nos actuelles classes maternelles.

Institution Delfeuille :

Au 3 rue Mauté-Lelasseux, une plaque au dessus de la porte est ainsi gravée : « Institution Delfeuille 1832 ». Cette date indique l’année de fondation de l’Institution.

Institution Delfeuille - Préau - Terrasses

Institution Delfeuille – Préau – Terrasses

En 1829, au cours d’une visite pastorale, Mgr Clauzel de Montals, célébra la messe en l’Eglise Notre Dame. A la sortie de celle-ci, Mlle Delfeuille accompagnant plusieurs jeunes filles, sollicita sa bénédiction épiscopale. « C’est très bien à elle, répartit Monseigneur, de donner une solide instruction et une éducation chrétienne à quelques jeunes filles, mais comme ce serait mieux si elle les dispensait à tous les enfants de la ville appartenant à la classe aisée. Les pauvres ont de bonnes écoles, tenues par des religieuses, les enfants de la bourgeoisie sont délaissés. Nogent aurait besoin de combler cette lacune ».

 

L’Abbé Brière fut frappé des paroles de l’Evêque, mais trois années seront nécessaires pour aboutir à la fondation de l’Institution. C’est le dimanche 24 juin 1832 à 7h du matin, qu’en l’Eglise Saint-Laurent, M. L’Abbé Brière, célébra la messe marquant les débuts de l’Institution.

Institution Renou, cour intérieure

Le lundi 25 juin, Mlle Delfeuille ainsi que Mlle Rocton, accompagnée de sa bonne vieille Madeleine, accueillaient les 9 premières élèves. Un an plus tard, dans « Le Glanneur d’Eure et Loir », on pouvait lire cette mention : « A la pension anglaise et française de Mlles Delfeuille et Rocton, on apprend l’anglais et l’italien, puis le dessin, la musique, voire même à être une bonne mère de famille, car tous les travaux à l’aiguille ne sont pas négligés au milieu de ce confluent de sciences et d’étude ». Aujourd’hui, en pénétrant au 3 rue Mauté-Lelasseux, les plus anciennes des élèves seraient surprises d’y croiser des garçons. En 1950, il y a plus de 65 ans, ce n’était pas concevable : les garçons étaient au 85 rue Paul Deschanel, au Petit Séminaire.

Le Petit Séminaire Notre-Dame :

Ce Petit Séminaire s’ouvrit en 1853 sous l’impulsion d’un vicaire de Notre-Dame, l’abbé Dancret, approuvé par Mgr Regnault, évêque de Chartres. A la fondation, il y avait 10 élèves dont 9 pensionnaires. La particularité de cet établissement (comme l’indiquait un prospectus), était de préparer à la carrière ecclésiastique ainsi qu’aux carrières civiles.

Touché par la loi de Séparation de l’Eglise et de l’Etat, le Petit Séminaire fut fermé de 1906 à 1933, avec démolition d’une partie des locaux. Toutefois, entre 1907 et 1933, l’esprit et l’action du Petit Séminaire s’étaient maintenus par l’Externat Notre-Dame et par les réunions d’Anciens Elèves qui surent répondre généreusement lorsque l’heure de la réouverture sonna.

Petit séminaire Notre-Dame - La cour de récréation

Petit séminaire Notre-Dame – La cour de récréation

Ce fut le 8 mai 1933 que Mgr Harscouët obtint le « oui » du Conseil Général et le 13 juin, celui du Maire de Nogent. De nouveau, les vocations sacerdotales purent s’épanouir et fournir au diocèse des prêtres qui sont pour certains encore en fonction.

Voici brièvement rappelés les actes qui fondèrent les divers établissements regroupés aujourd’hui au sein de l’Institution.